Peut-on encore croire Jean-Marie Vanlerenberghe ?

C’est avec stupéfaction que j’ai découvert le tweet de Jean-Marie Vanlerenberghe :

« Le moratoire pour les fermetures des classes dans les écoles rurales, c’est @EmmanuelMacron ! #Senatoriale2017 #LREM »

 

Soit il ne manque pas d’air, soit il ne sait plus ce qui se passe sur les territoires !

Je l’invite à se rapprocher de notre député de la 1ere circonscription Bruno Duvergé.

Un exemple très concret : l’école de GRAND-RULLECOURT.

Le 14 Février 2017, l’Inspecteur d’Académie Jean-Yves Bessol décidait de la fermeture de l’école de la commune au motif d’une « prévision de 24 élèves pour deux classes dans le RPI Grand-Rullecourt Sombrin. »

Dans ce même courrier il évoquait que « si une évolution significative et justifiée des effectifs devait être contestée, la situation sur le RPI serait réexaminée dans le cadre de la phase d’ajustement à la rentrée scolaire. »

Bref, une lettre assez classique qui nous annonce qu’il faut baisser les bras.

Telle fut l’attitude du député de l’époque Jean Jacques Cottel « Je ne peux rien y faire » dit-il à Madame le Maire Christiane Deplanques, aux élus et aux parents d’élèves du RPI.

Courant Mars, je suis contacté par les élus de cette commune et Madame Christiane Berton, ancienne présidente de EPCI les 2 Sources qui a initié la création de RPC sur son territoire dont celui de Berlencourt-Le-Cauroy qui ouvrira ses portes en Septembre 2018.

Le 28 Avril, nous sommes reçus en Préfecture grâce à l’intervention du Secrétaire Général et nous obtenons une fermeture « conditionnelle » au lieu de « définitive ». Enfin une lueur d’espoir naît !

 

Les effectifs étant alors à 27 élèves grâce au travail sur le terrain des parents d’élèves est d’Estelle Vaillant, Adjointe.

Après avoir annoncé qu’il faudrait 28 élèves pour le maintien de cette école, c’est-à-dire un effectif inchangé par rapport à la rentrée 2016, l’Inspecteur de l’Education Nationale Monsieur Vandervennet entre dans un mutisme absolu ! Les paroles s’envolent, il n’avait rien écrit !

Sic !

 

Le 2 Juin, l’Inspecteur d’Académie informe que la donne a changé, que 28 élèves ce n’est plus à l’ordre du jour ! Car « il analyse les situations au regard des priorités départementales éducatives, des éléments de contexte et d’une répartition la plus équilibrée possible des moyens d’enseignement… » Bref ! Nous entrons dans une période de flou ! Donc c’est qu’il y a un loup comme dit Martine Aubry !

 

Le 27 Juin, j’attire l’attention de Bruno Duvergé, député de la 1ere Circonscription sur la situation de l’école de Grand-Rullecourt lui écrivant : Connaissant votre attachement à la défense de l’école en milieu rural et considérant qu’il était convenu dans le programme de la majorité de la Droite et du Centre de procéder à un moratoire c’est-à-dire à un gel immédiat de toutes les fermetures des services publics, je vous demande de bien vouloir intervenir de tout votre poids auprès du Ministre de l’Education Nationale pour que cette fermeture conditionnelle se transforme en maintien. »

 

Force est de constater que je n’ai pas eu de réponse de sa part. Il en est de même pour les élus de Grand-Rullecourt. Je pense qu’aucune intervention n’a été faite auprès de Monsieur Blanquer, un Ministre de l’Education Nationale que j’apprécie par ailleurs pour sa franchise et son volontarisme.

 

Le 19 Juillet, j’adressais un nouveau courrier au Directeur Académique suite au discours du Président de la République prononcé le 17 Juillet à l’occasion de la Conférence Nationale des Territoires en lui rappelant son engagement. « Ce qui est sûr c’est que les territoires, en particulier les plus ruraux, ne peuvent plus être la variable d’ajustement d’économie. C’est pourquoi d’ici là en particulier il n’y aura plus de fermeture de classes dans les écoles primaires. »

 

Elus et parents d’élèves continuent de s’engager avec énergie pour la rentrée scolaire.

Résultat : 30 élèves soit 2 de plus qu’à la rentrée 2016.

 

Le lundi de la rentrée, l’inspecteur de l’Education Nationale est venu « compter les enfants » ! Les parents étaient heureux du travail accompli auprès de ce dernier qui n’a dit mot !

 

Le mardi matin ; le verdict est tombé : On ferme ! Sans plus d’explication.

 

Le résultat :

 

L’école est fermée malgré tous les efforts des parents et des élus qui se sont investis pour sauvegarder leur école avec un effectif bien supérieur à celui de la rentrée 2016.

Les parents qui ont fait confiance à celles et ceux qui ont espéré regrettent de voir leurs enfants dans une classe à 4 niveaux. Les collectivités estiment être délaissées alors qu’elles investissent plus de 300 000 euros supplémentaires sur le RPC alors que ce n’est pas une compétence de la communauté de communes !

 

Conclusion :

 

Encore une fois, les communes rurales sont méprisées.

Encore une fois, les effets d’annonce n’engagent que ceux qui les croient.

Encore une fois, un député ne s’est pas soucié de la sauvegarde d’une école rurale.

Alors Jean-Marie Vanlerenberghe, ce n’est pas parce que les sénatoriales sont en Marche qu’il faut dire n’importe quoi.

Un gel immédiat comme le préconisaient la Droite et le Centre doit s’appliquer.

 

Mais il est vrai que depuis bien longtemps vous n’avez eu que mépris… pour ceux qui vous ont élus en 2015.

 

NB : Relisez les fables de la Fontaine et trouvez la morale qui vous convient le mieux.

 

Encore une fois, la parole de l’Etat est reniée.

 

Peut-on encore croire Jean-Marie Vanlerenberghe ?
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